L’après-évaluation

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Le 5 janvier, le lendemain du dernier rendez-vous, j’ai relu plusieurs fois le compte-rendu. Il en ressort clairement que :
– les éléments qui auraient pu soutenir la thèse d’un TSA, que j’ai exprimés lors du 1er entretien, n’apparaissent pas
– les éléments du même entretien qui infirment plutôt la possibilité d’un TSA sont eux bien présents
– les éléments apportés par mes parents sont tous présents, sans les remarques que j’ai pu émettre sur les plus inexacts

Du coup, la synthèse, à la seule lecture du compte-rendu, paraît presque cohérente. Mais le compte-rendu est, au choix, non sincère, partial ou orienté, dans tous les cas le résultat est méprisant à mon égard.

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J’envoie un mail au psychologue et au psychiatre pour leur faire part de mes remarques et critiques. Il n’y aura pas de réponse.

Le 6 janvier, j’envoie un courrier (recommandé) exposant les problèmes rencontrés au responsable du service.

Le 22 janvier, sans réponse, j’envoie un mail au secrétariat et au chef de service indiquant qu’étant sans réponse au courrier, je commencerai à donner toute publicité utile à cette affaire. Le chef de service me répondra dans la journée que la réponse est en cours de traitement.

Le 1er février, je reçois le courrier de réponse du chef des service :
– réponse bateau sur les dysfonctionnements (« je suis très attentif à vos remarques […] (en fonction bien évidemment des possibilités) »)
– fin de non-recevoir pour le reste : « il reste de votre initiative de poursuivre d’autres investigations »
Devant le mépris affiché, j’écris aussitôt au centre hospitalier pour obtenir une copie de mon dossier médical afin d’en savoir plus sur leur (dys)fonctionnement.

Le 1er mars, je récupère une copie de mon dossier, plein de vide : le seul document que je n’avais pas déjà, c’est la demande d’information à mon psychiatre et sa réponse. Pas de synthèse de la réunion « multidisciplinaire » censée s’être tenue en octobre 2014, pas de synthèse des différents résultats de tests que j’avais transmis… le dossier confirme l’impression que j’ai eu sur le « travail » fourni par le CRAHN.

Peu après, je contacte le cadre de santé du service pour m’étonner du vide du dossier. Pas de réponse sur ce point, mais une proposition de m’orienter vers un autre service si je le souhaite. Il me conseillera de m’adresser au CRA Basse-Normandie (CRABN) à Caen. C’est à ce jour la seule personne a avoir essayé d’entrebâiller une porte.

Le 23 mars, je contacte par mail le CRABN, avec un résumé de mon passé médical et des démarches déjà entreprises. Un mois après, je suis toujours sans réponse.

Le 30 mars, journée portes ouvertes au CRAHN. La présidente d’une association à qui je demande conseil me répond « Je ne vous conseille pas le CRA Basse-Normandie, c’est pire ». Je vois que l’ambiance autour des CRA en Normandie au moins est excellente.

Entre temps, j’ai eu un rendez-vous avec un psychiatre qui m’avait été recommandé lors du compte-rendu. 20 mn d’entretien, pendant lesquelles je dois me répéter pour que des informations importantes ne soient pas déformées, et pendant lesquelles le psychiatre consulte ses messages sur son iPhone. Il m’enverra par mail de son iMac un QCM, je découvrirai une fois chez moi qu’il ne s’applique pas du tout à mon cas (et que je ne peux tout simplement pas le remplir). Cette « consultation » de 20 mn coûte 80 €, mais par égard à ma situation, « je vous fait moitié prix », soit 43 €. Pour 20 mn, c’est un record qu’aucun psychiatre même plus expérimenté n’avait osé atteindre.
Donc le compte-rendu du CRAHN était mauvais, et les recommandations faites ne valent pas plus. Du grand art.

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Résumé de l’histoire :
– le CRAHN a fait attendre une personne en difficulté plus de 20 mois sans donner d’information, obligeant une personne ayant des difficultés de communication à les relancer lourdement pour obtenir des réponses vagues, c’est de la maltraitance.
– Après presque 2 ans d’attente, l’équipe qui reçoit n’a pas consulté le dossier avant le 1er entretien (ignorance des pièces qu’il contient)
– le compte-rendu qui est fait est partial (la parole du patient n’est pas prise en compte) et orienté (seuls les éléments allant dans le sens de la conclusion sont repris)
– le déroulement du rendez-vous de compte-rendu est basique : on vous lit le compte-rendu, et si vous contestez, on vous le rabâche. Et peu importe votre état à la sortie, on vous laisse repartir dans la nature sans tentative d’apaisement. Discuter, assurer un suivi, ce n’est pas le but : l’équipe a raison, s’appliquera à vous l’affirmer, vous déniera toute connaissance de ce que vous vivez. Point. Ne critiquez plus les robots, certains sont plus humains.
– inutile de contester, le chef de service vous rappellera que les Médecins (sic) savent ce qu’ils font, et que si vous n’êtes pas content… débrouillez vous. Le CRAHN ment : que ce soit pour les réunions soit disant tenues sur votre dossier (vide à la date de la réunion), ou pour leur publicité sur une équipe « vraiment pluridisciplinaire », mais ça ne vaut pas la peine de s’abaisser à répondre à celui qui vous le fait remarquer.

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