Prise de contact

Hasard des calendriers, 11 jours après avoir présenté mon blog au personnel du CRAHN, j’étais convié à y discuter des problèmes que j’avais rencontrés pendant quasiment 1h30.

De bonnes nouvelles ont été annoncées :

  • l’unité de diagnostic adulte, présente dans le plan régional d’action 2013-2017, sera opérationnelle comme prévu cette année
  • le délai de confirmation qu’une évaluation aura bien lieu, qui avait pris 9 mois dans mon cas, est revenu à quelques semaines

Concernant le délai global entre la demande d’évaluation et le 1er rendez-vous, et la difficulté de prévision du temps d’attente individuel, les éléments mis en avant sont principalement la très grande palette de missions confiées au CRAHN, qui implique, faute de moyens suffisants, de jongler en permanence entre les diverses priorités.

Questions/réponses :

  • Combien de diagnostics adultes par an ?
    20 adultes diagnostiqués/an
  • Face à l’engorgement, est-il possible de « couper » certaines missions comme le diagnostic des adultes « âgés » pour réduire le temps des autres ?
    Pas envisageable, les missions assignées (ARS ?) doivent être assurées.
  • Annoncer clairement une estimation du temps d’attente ?
    Certaines personnes pourraient préférer ne pas savoir plutôt que d’avoir un délai long

Concernant le travail effectué lors de mon évaluation, le chef de service a dit à nouveau qu’il ne lui appartenait pas de se prononcer sur le travail d’un médecin, et bien insisté que c’était mon impression que le travail avait été mal fait. La discussion n’avancera pas sur ce point.

Cette réaction me pose problème sur plusieurs niveaux :

  • D’un point de vue « pratique », je vais donc gérer un contact avec le CRAHN pour les problèmes d’organisation, et un contact avec chaque membre de l’équipe m’ayant reçu pour les problèmes du diagnostic en lui-même. Pas sûr qu’il y ait un bénéfice pour qui que ce soit à découper ainsi.
  • Ces professionnels, s’ils sont bien entendu responsables de leurs choix, appliquent un protocole établit par le CRAHN, ont été recrutés par le CRAHN, et l’équipe psychiatre/psychologue a été formée ou au moins validée par le CRAHN. Cette responsabilité me semble évacuée très vite. Ou alors il n’y a pas d’organisation de service ?
  • Certains éléments que je présente sont pourtant factuels : absence de mes arguments dans le compte-rendu, élément clé de la décision « les parents n’ont rien vu » (ce qui se retrouve pourtant dans des témoignages d’enfants diagnostiqués),… le fait de ne pas se positionner est donc un choix de principe et non une impossibilité.

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Conclusion sur cet entretien :

  • la prise de contact a été difficile à obtenir, il a fallut insister fortement, ce qui est regrettable, car tout patient n’est pas en capacité de le faire, et un aspect important du problème, la compétence de l’équipe m’ayant reçu n’a pas été traité.
  • Pour l’organisation générale, des changements ont été annoncés, et la création de l’unité adulte devrait changer les conditions de travail. À suivre donc.
  • Pour mon cas particulier, une proposition de « suite » devrait m’être faite avant la mi-juillet. À suivre également.

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